En 2021, soigne tes appareils électroniques

Et aussi en 2022, 2023, …

On le voyait venir depuis un moment, mais l’actualité du moment est claire : 2021 sera probablement l’année des pénuries sur le marché des composants électroniques.

Cela a commencé par quelques news concernant les constructeurs automobiles. Volkswagen notamment, puis les autres. Avec quelquefois des usines à l’arrêt plusieurs semaines, comme chez PSA à Sochaux.

Les premières analyses étaient plutôt rassurantes pour le monde de l’électronique en disant que « le numérique ça paye bien, ce sera les derniers touchés ».

Mais depuis quelques jours, on voit fleurir des nouvelles pas très réjouissantes côté acteurs du numérique aussi.

D’une part, les fabricants d’électroménager commencent aussi à annoncer des retards (modèles reportés), et une baisse du volume d’exportation, mais côté acteurs de la tech, on voit aussi arriver des annonces du même type. Et pas que chez un constructeur isolé. Des acteurs majeurs comme Apple ou Nintendo commencent aussi doucement à faire passer le message.

Qu’est ce qu’on peut y faire ?

Pour le moment, à part croiser les doigts, peu de solutions. Cependant, il est clair que si vous avez une tuile avec un appareil électronique en ce moment, il peut être judicieux de le remplacer par un modèle facilement réparable et fuir les très mauvais élèves qui imposent quasiment un remplacement complet à la moindre panne. Il sera probablement moins compliqué de changer « juste une pièce » que de devoir remplacer la moitié de l’appareil en cas de pépin.

Sur le long terme, c’est aussi valable, mais on peut en plus rajouter « ayez des appareils les moins intelligents possible », notamment pour l’électroménager ! Sérieusement, quand on voit ce qu’on nous donne comme arguments commerciaux pour ce genre de produits, j’hésite entre rire et pleurer. Le dernier en date, un lave linge connecté :

  • « Lancez une lessive à distance » : alors moi je veux bien, mais il se charge tout seul le lave linge ? Un départ différé admettons, pour mettre la machine en partant travailler et qu’il vienne de finir de tourner en rentrant, mais plus que ça j’ai du mal à voir.
  • « Recevez une alerte dès que le cycle de lavage est terminé » : pro-tip lowtech : sur mon ancienne machine j’avais noté « à la louche » la durée à côté de chaque programme sur un petit papier scotché à la machine, et je savais que « ok je viens de lancer une lessive de coton, j’en ai en gros pour 1h30 ». Et là miracle de la technologie, un simple compte à rebours sur le téléphone et c’est bouclé ! La nouvelle, monstre de technologie, m’annonce le temps restant au démarrage (faux en plus, c’est toujours plus long). Du coup un timer + 15 minutes et j’ai du linge frais comme dans les pubs à tous les coups !
  • « Choisir le bon programme » : bon comment dire…
  • « Faciliter le dépannage » : là aussi, depuis longtemps, les fabricants savent faire des systèmes avec des bips plus ou moins longs qui donnent la panne. 3 bips c’est le filtre, 5 bips c’est la pompe,… et après on prend le manuel ou on appelle son SAV préféré. Pas besoin d’un lave linge connecté pour ça.
Illustration parfaite du propos ici 🤷‍♀️

High-tech, high cost

Pour les appareils « high-tech » c’est pareil pire…

En cas de panne matérielle déjà, en général on est pas bien, peu de gens prennent encore le fer à souder pour réparer une chaine hi-fi ou une TV. Certains réparateurs locaux savent encore le faire (comme ici ou ), et les Repair’café sont en plein essor. Mais encore faut il que l’appareil soit réparable, que les pièces ne soient pas noyées dans la colle ou tout intégré sur la même carte ou je ne sais quel autre mécanisme anti-réparabilité. Du coup, l’indice de réparabilité prend beaucoup de sens, et même si « je ne sais pas faire », je peux faire faire par quelqu’un de proche.

Les appareils high-tech ont aussi une manie, celle d’essayer de tout (mal) faire. Un exemple assez frappant est celui des TV connectées. Certes il est bien agréable d’avoir « tout dans la même boîte », mais du coup on a aussi le risque de « plus rien avoir si tout tombe en panne ». Je ne sais pas chez vous, mais chez moi, surtout en cette période de confinement, si Okoo (ou Disney+ ou Netflix ou autre) tombe en rade, ça peut vite devenir… compliqué 😅. Par contre comme je n’ai jamais voulu changer ma TV de 10 ans qui marche encore (et qui n’est pas connectée), j’ai acheté un petit boitier Android pour que l’Enfant puisse profiter de ses dessins animés. Si la télé tombe en panne, je peux brancher le boitier sur l’écran du PC en dépannage. Si le boitier tombe en panne, je peux brancher un PC ou un raspberry sur la TV en dépannage. Chaque appareil a son boulot principal, mais peut avoir une autre utilisation en cas de pépin (on me souffle à l’oreille que c’est la base de la résilience). Cela permet aussi d’éviter ce genre de témoignages malheureux qui eux sont provoqués par de l’obsolescence logicielle, mais c’est un autre sujet.

Pro-tip low-tech aussi, le boitier est scotché au duck tape derrière la télé on y voit que du feu 😉

Des histoires d’œufs et de paniers

Les prochains mois (voire années !) risquent d’être compliqués à gérer en cas de casse ou de panne des appareils high tech. Il vaut mieux donc privilégier des appareils réparables, fiables, et ne faisant pas goulot d’étranglement en cas de panne, surtout si celle ci tend à durer !

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